Depuis le déclenchement de la deuxième Intifada en Septembre 2000 les infrastructures matérielles des forces de sécurité palestiniennes ont été quasiment détruites par l’armée israélienne.
Durant sa tournée au proche orient Poutine a affirmé que Moscou était ouverte aux forces de sécurité palestiniennes pour que celles-ci reçoivent une formation militaire adéquate et pour une nouvelle " coopération " Moscou - Ramallah qui consisterait en la livraison à l’autorité palestinienne d’hélicoptères et de véhicules blindés civiles et militaires, option à laquelle Israël s’est dors et déjà opposée mettant en cause l’utilité de ces équipements pour les besoins internes des palestiniens.
Vladimir Poutine a précisé que cette volonté de Moscou d’aider l’autorité palestinienne à se reconstruire après avoir été anéantie par Tsahal (armée israélienne) devrait aider l’autorité palestinienne à luter contre le terrorisme ; cette lutte ne peut être efficace en utilisant des lance-pierres et des cailloux.
Vladimir Poutine sait qu’il sera difficilement critiquable puisque ce motif est en permanence utilisé par Washington pour soutenir qui bon lui semble sous prétexte de sécurité.
En se rapprochant de la nouvelle autorité palestinienne et en lui offrant une coopération militaire, Vladimir Poutine joue avec les mêmes pions que G. W. Bush sur l’échiquier de la " lutte contre le terrorisme ". En affichant sur la scène internationale un intérêt manifeste à collaborer militairement avec tous les voisins de l’état israélien, la Russie cherche clairement à rétablir un équilibre qui, dans la région, penche depuis bien trop longtemps en la faveur d’Israël et ceci grâce aux appuis inconditionnels de son allié américain.
Les implantations illégales des nouvelles colonies juives et la spoliation de nouveaux territoires palestiniens vont être considérées comme actes de terrorisme par le gouvernement de Monsieur Mahmoud Abbas ?
Lors de sa visite en Israël un jour auparavant Poutine a confirmé à la télévision publique israélienne que Moscou avait conclu un contrat de vente de missiles anti-aériens avec la Syrie en ajoutant que ces armes "empêcheront l’aviation israélienne de survoler le palais présidentiel" de Bachar al-Assad, allusion directe à l’opération menée en août 2003 par des avions de combats de Tsahal. |